Campagnes

Otages civils en Ukraine : les villes de France répondent à l'appel

nNous proposons aux communes de parrainer nommément un otage civil ukrainien

Oct 7, 2026

Source: "Pour l'Ukraine, leur Liberté et la nôtre"

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En Belgique aussi, nous lançons un appel au parrainage de civils ukrainiens détenus comme otages en Russie et dans les territoires occupés. Nous publions ici un communiqué du collectif "Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre" qui est à l'initiative de cette campagne à laquelle participe également le RESU en France.

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La campagne « Ensemble, sauvons les otages ukrainiens » demande aux communes de parrainer certains des plus de 16 000 civils ukrainiens enlevés par la Russie. À travers ces collectivités, elle s’adresse à leurs habitants sans distinction de convictions ou de territoires, pour demander leur libération et aider à les sortir de l'oubli.

 

Lundi 21 septembre, le conseil municipal de Louviers a voté le parrainage de Damian Omelianenko, un otage civil ukrainien : c'est la première ville de France à répondre à l’appel de notre campagne « Ensemble, sauvons les otages ukrainiens ».

Amboise et Lyon se prononceront lors de leurs conseils municipaux de rentrée. Lorient et de nombreuses autres villes devraient suivre dans les semaines qui viennent en s’engageant dans la démarche lancée par Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! et ses partenaires : l’Union des Ukrainiens de France, Return Freedom, le Comité français du Réseau européen de solidarité avec l'Ukraine (RESU), le Comité belge du RESU, Reporters sans frontières (RSF), À l'ouest de Brest-Litovsk (Desk Russie), Цивільні в полоні (Civils en captivité) et Цивільні вільні (Civils libres).

 

Contexte

Damian Omelianenko avait 21 ans quand le FSB l'a arrêté à Berdiansk, le 16 novembre 2022. Déplacé depuis dans de multiples lieux de détention, il a été battu, électrocuté, affamé et a perdu plus de trente kilos.

Son cas n'a rien d'isolé : plus de 16 000 civils ukrainiens (enseignants, journalistes, maires, sportifs, artistes, parents…) sont détenus arbitrairement dans les geôles russes : privés de contacts avec leur famille, condamnés sur des dossiers à charge à l’issue de procès staliniens, soumis à une torture établie comme systématique par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. De surcroît, faute d'être des prisonniers de guerre, ils ne sont pas échangeables.

Qualification

Ces habitants doivent être considérés comme des otages civils du régime russe, conformément à la Convention internationale contre la prise d'otages (1979) qui dispose qu’un otage est une personne capturée et détenue pour faire pression sur un tiers — un gouvernement, une population, une organisation — afin d'obtenir une concession. La Quatrième Convention de Genève (article 34) l’interdit explicitement et le Statut de Rome la qualifie de crime de guerre. Ces otages ont été kidnappés non pour ce qu'ils ont fait, mais pour ce qu'ils représentent – l'identité ukrainienne, sa mémoire, sa résistance – dans le cadre d’une politique d'élimination de la société qui s'inscrit dans une continuité historique russe et soviétique.

 

Mécanismeset objectif de la campagne

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En France, en Belgique francophone et en Suisse romande, nous proposons aux communes de parrainer nommément un otage civil ukrainien (choisi avec l'accord de sa famille) en votant une délibération, en s’engageant à lui donner une visibilité publique et à demander sa libération.

« Notre objectif est d’atteindre cent villes marraines au 28 janvier 2027, deuxième anniversaire de l'appel People First dont est issu cette campagne. Cent municipalités parrainant deux cents otages,c'est le commencement d'un bouclier civique européen. » soulignent Sylvie Rollet et Pierre Raiman, cofondateurs de Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre !

À travers les communes, premier échelon de la démocratie, cette campagne s'adresse aussi à tous leurs habitants, sans distinction de territoire ou de convictions ou de statut, pour leur demander d’aider à sortir de l'oubli d'autres civils, qui leur ressemblent et sont victimes d'un totalitarisme dont nous sommes également la cible.

La campagne connaîtra enfin un temps fort le 2 décembre à Paris, lors d’un événement au Collège des Bernardins, qui réunira des maires de toute obédience, des personnalités françaises et ukrainiennes, des témoins et des proches d'otages.

Anastasiia Hlouhovska, journaliste ukrainienne, emprisonnée arbitrairement en Ukraine occupée. Sa situation a été portée à la connaissance du public en octobre 2025, dans une tribune publiée dans Le Monde par l'association Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre ! et ses partenaires.
Oleg Shevandin, Enlevé le 1er mai 2015 · Détenu dans les geôles russes - Fondateur de la Fédération ukrainienne de wushu, champion multiple, coach de l'équipe nationale. Enlevé en 2015 alors qu'il portait secours à sa mère, il est l'un des détenus civils les plus anciens. Témoin de crimes commis par l'armée russe régulière, la Russie refuse de l'inclure dans tout processus d'échange.

 

Plus d'information sur la campagne, cliquez ici.

 

 

 

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