Campagnes

Ensemble, sauvons les otages civils ukrainiens

Un des crimes de guerre les plus méconnus du conflit : la captivité de dizaines de milliers de civils ukrainiens par la Russie

Jun 7, 2026

Sources: Association "Pour l'Ukraine, pour leur liberté et la nôtre" (France), et RESU-France

7 juin 2026

Le RESU-Belgique s'associe à une campagne lancée en France ^pour faire parrainer des détenus civils ukrainiens par les communes. Il s'agit de proposer l'adoption de deux détenus par commune. Les associations ukrainiennes de défense des droits humains assureront un suivi constant de manière à savoir ce qui se passe avec les détenus. Si vous désirez agir dans votre commune, n'hésitez pas à nous contacter.

Le chiffre donne le vertige.

Selon le bureau du défenseur des droits ukrainien, plus de 16 000 civils ont été arrêtés dans les territoires occupés — Donetsk, Louhansk, Zaporijia, Kherson, Crimée — et sont détenus illégalement par la Russie. Les ONG de défense des droits humains estiment ce nombre à plusieurs dizaines de milliers. D'après l'ONU, ces hommes et ces femmes sont soumis à la torture de façon systématique. Depuis le début de la guerre, seuls 409 civils sont rentrés de captivité.

Ces personnes ne sont pas des prisonniers de guerre : ce sont des otages.

Elles n'ont pas été arrêtées pour ce qu'elles ont fait, mais pour ce qu'elles représentent — l'identité ukrainienne, sa mémoire, sa résistance. Beaucoup sont détenues au secret depuis des années, sans communication, sans base légale, effacées de la société. C'est précisément ainsi que la Russie cherche à dissimuler ses crimes.

Inviter les communes à refuser l'oubli

Face à ce silence, notre campagne invite les communes de France, de Belgique et de Suisse romande à parrainer chacune un ou deux détenus — leur rendre un nom, un visage, une présence dans l'espace public. L'objectif : 100 municipalités parrainant 200 otages d'ici fin 2026. Cent villes pour commencer à construire un bouclier civique européen.

Deux premiers visages incarnent cette mobilisation :

  • Oleh Shevandin, 62 ans, activiste et champion de kung-fu, détenu au secret depuis 2015, dont l'épouse Larysa Shevandina préside Return Freedom et porte ce combat depuis onze ans ;
  • Anastasia Hloukhovska, journaliste de 32 ans, arrêtée à Melitopol en août 2023, disparue de force, sans accusation officielle.

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